Client : HappyFeL

Secteur : Audit fruits et légumes

Année : depuis 2022

À l'origine du projet, un besoin dans l'audit qualité agricole

HappyFeL, c’est l’accompagnement des acteurs agricoles et agroalimentaires dans leur démarche qualité. La société propose des solutions concrètes pour structurer, évaluer et valoriser les démarches de qualité, en s’appuyant sur l’audit, la formation et l’expertise. Elle agit comme un tiers de confiance pour renforcer la transparence, la performance et la crédibilité des engagements qualité tout au long des chaînes de valeur.

HappyFeL a fait appel à Kapt à l’automne 2022 dans le cadre de la digitalisation de sa solution d’audit interne. Concrètement, l’audit interne permet aux acteurs de tester en autonomie leur éligibilité à un label ou une certification qualité en amont de l’audit final et décisif.

L’idée de départ : digitaliser l’audit qualité

L’objectif était dès le départ de construire une solution intuitive, utile, capable de simplifier, d’automatiser et de structurer l’ensemble du processus d’audit interne.

Rapidement, cette vision s’est étendue à un outil bien plus riche qu’un simple formulaire numérique. Aujourd’hui, il est perçu par les utilisateurs comme une solution intégrée, ergonomique, riche de fonctionnalités tirées de leurs propres demandes et mises en œuvre au fil de l’eau par Kapt.

Ce développement progressif a soulevé un enjeu, celui de rester aligné avec l’intention de départ. L’enjeu pour HappyFeL est de s’assurer que chaque fonctionnalité ne vienne pas brouiller la promesse initiale de clarté et d’efficacité de l’outil. C’est aussi à ce niveau que Kapt est intervenu avec un rôle d’assistance à maîtrise d’ouvrage : poser les bonnes questions, évaluer les arbitrages, tout en restant fidèle à l’essence du projet.

 

Une idée née de l’expérience terrain

L’idée de digitaliser l’audit interne vient d’une observation directe des besoins récurrents des entreprises agroalimentaires, menée par Damien Blard, un professionnel de l’audit et de l’expertise qualité, et fondateur d’HappyFeL. Fort de son expérience, il identifie une marge de progression : comment rendre l’audit interne plus fluide, plus accessible, sans en réduire la rigueur ?

S’il avait une vision du résultat attendu, le passage à une solution digitale représentait pour lui un saut vers un univers nouveau. Ce n’était pas son métier, et ce n’était pas là qu’on l’attendait. C’est précisément ce qui a fait la richesse du projet (de la rencontre) : transformer une idée métier en application fonctionnelle grâce à la collaboration de deux acteurs : HappyFeL et Kapt.

Pour Kapt, le défi était double : comprendre finement le besoin exprimé et structurer un outil capable d’être transmis, compris et utilisé largement, ce qui incluait le développement mais aussi la traduction de l’outil, afin que celui-ci soit explicable et commercialisable par HappyFeL directement.

Comme toujours, pas de copier-coller d’une solution existante mais la volonté de bien comprendre les spécificités de la solution envisagée. Ainsi, malgré l’expertise logicielle de Kapt et l’expérience des solutions de diagnostic ou de labellisation pour les secteurs du tourisme, de la bio ou de l’énergie, l’équipe est repartie d’une feuille blanche et du Design Sprint Kit.

La méthode du Design Thinking : tester pour construire 

Le Design Thinking est une approche centrée sur l'humain, visant à résoudre des problèmes complexes en plaçant les besoins des utilisateurs au cœur du processus de conception. Cette méthode itérative et collaborative se décompose en plusieurs étapes successives : empathie, définition, idéation, prototypage et test, amenant à un résultat hautement rélféchi et collaboratif.

Concrètement, sur ce projet : 6 phases correspondant à 6 ateliers de travail :

  1. Comprendre : “Pourquoi a-t-on besoin d’une application ?”
  2. Définir, ou “re-définir le besoin utilisateur”
  3. Esquisser l’atelier d’idéation sans se contraindre
  4. Décider, car il faut fixer des limites, des versions : ici on parle de MVP (Minimum Viable Product)
  5. Prototyper, afin de faire tester à des  utilisateurs et s’assurer que c’est faisable
  6. Tester que l’outil réponde bien aux besoins des premiers utilisateurs et que celui-ci tienne les promesses d’innovation.

Si les retours sont positifs, on enchaîne sur la phase de conception logicielle, sinon, on retourne à la phase 2 - Définir - ou on arrête le projet :(

 

Le rôle de l’idéation pour structurer l’idée

Avant d’écrire la moindre ligne de code, il fallait poser les fondations. L’idée de départ devait être mise à l’épreuve, structurée, challengée. C’est tout l’intérêt de la phase d’idéation.

Pendant près de six mois, HappyFeL et Kapt ont travaillé main dans la main pour traduire une intuition métier en un projet concret. Structuration des parcours utilisateurs, définition des personas, clarification des cas d’usage… Ces étapes ont permis d’affiner l’offre, de lever des doutes et de tester la solidité de l’idée.

Ce travail a également permis d’identifier ce qui pouvait être conservé tel quel, ce qui méritait d’être repensé, et ce qui pouvait être simplifié. Les idées apportées par HappyFeL ont toutes trouvé leur place dans la solution finale — parfois sous une forme différente, plus épurée, mais toujours fidèle à leur objectif d’origine.

 

De l’idée au prototype

Après avoir structuré l'idée grâce à la phase d’idéation, l'étape suivante du Design Thinking consiste à donner forme aux concepts à travers des prototypes. Cette phase permet de tester rapidement les fonctionnalités envisagées et d'obtenir des retours des utilisateurs, facilitant les ajustements nécessaires avant le développement final.

 

Ateliers de co-construction et étapes de validation

La phase de prototypage s’est ouverte avec un travail de conceptualisation via des maquettes, réalisées en partie par Kapt, en partie par HappyFeL.

Ces premières versions, volontairement épurées, avaient pour objectif de tester les fonctionnalités et l’ergonomie avant de penser au design. Les maquettes ont rapidement été présentées à de potentiels futurs utilisateurs, issus du réseau de clients historiques d’HappyFeL, pour confronter les hypothèses à la réalité du terrain.

 

Implication immédiate des utilisateurs finaux

Dès les premières phases du projet, HappyFeL a su mobiliser son réseau pour impliquer les utilisateurs finaux dans le processus de conception. Des clients historiques ont été invités par Kapt à tester les premières maquettes, à participer à des sessions d’échanges et interviews. Ces ateliers, conduits par Adrien, référent du projet chez Kapt, ont permis de recueillir des retours concrets qui ont directement contribué à l’évolution des prototypes.

Les tests se sont poursuivis de manière itérative, avec des ajustements réguliers, en fonction des retours exprimés par les testeurs. Cette implication directe des utilisateurs a contribué à ancrer la solution dans les pratiques et besoins du secteur.

 

Un développement collaboratif et agile

Après les premiers prototypages, une logique de travail agile s’impose (et non, pas une pause ;) ). Réunions régulières, décisions collectives, ajustements en continu : le processus de développement prend la forme d’un véritable dialogue entre équipes.

 

Priorisation et livrables progressifs

Le développement de la solution s'inscrit dans une logique progressive, centrée sur les priorités identifiées par HappyFeL. Les rendez-vous physiques sont régulièrement privilégiés pour avancer sur les évolutions les plus structurantes, permettant un échange direct et plus fluide.

Ainsi, certaines fonctionnalités discutées dès le début du projet sont aujourd’hui en cours de mise en œuvre, d’autres ont été chiffrées en 2023 et non encore intégrées. Ce rythme, parfois étalé dans le temps, reflète la volonté partagée de construire un outil durable et de maintenir une approche qualitative, sans précipitation.

Aujourd’hui, environ 70 % du développement est estimé réalisé par HappyFeL qui sera le seul fixeur d’atteinte de l’objectif.

Pour Kapt, cette approche implique une vigilance sur les arbitrages de délais, parfois contraints, et sur la maintenance de la solution (hébergement, durabilité, évolutivité).

 

Une relation humaine enthousiaste avec l’équipe projet de KAPT

“Ce qui est important, c’est le fait que le développeur croit au projet et s’implique dans le projet” – Damien Blard

Au-delà de l’aspect technique, la qualité de la relation avec l’équipe Kapt a joué un rôle déterminant dans l’expérience d’HappyFeL et la réussite du projet. Le lien établi dès les premières discussions avec l’équipe de Kapt a permis la durabilité de l’évolution du projet.

La disponibilité de l’équipe a été particulièrement appréciée : une réponse apportée dans la journée, un suivi continu, une implication dans les échanges. Cet enthousiasme partagé a contribué à la confiance mutuelle jugée très élevée par les porteurs de projet, dès la phase de développement.
 

Lancement et résultat

C’est souvent au moment de l’usage réel que les projets prennent toute leur mesure. Une fois entre les mains des premiers utilisateurs, l’outil a pu révéler sa pertinence et confirmer ses promesses.

Retour des premiers clients

Les premiers retours utilisateurs ont confirmé que l’outil répondait aux attentes initiales.

Forcément, le fait que l’outil ait été co-construit par un professionnel de l’audit qualité a largement contribué à sa légitimité : les utilisateurs sentent que la solution a été pensée pour eux, en quelque sorte par eux.

“Ce n’est pas un outil de confort, mais un outil opérationnel, pragmatique, conçu pour être utilisé.”
Damien Blard

Le recours aux bêta-testeurs dans les premières phases a été déterminant pour atteindre ce niveau de cohérence. Les quelques bugs rencontrés n’ont jamais été bloquants et s’inscrivent naturellement dans l’approche itérative caractéristique chez Kapt.