Le confinement peut-il nous apprendre du Coronavirus et de notre rapport au monde ? Une chose est sûre : notre modèle de société à été mis à rude épreuve lors de la période de confinement. Tant notre économie, notre alimentation ou encore notre rapport avec le vivant ont été transformé ; amenant leurs lots de leçons à apprendre du coronavirus pour mieux vivre dans notre environnement.
Apprendre du lien qui nous unis tous
Les causes du coronavirus restent encore incertaines ou très controversées. Mais si l’on s’en réfère à la plus répandue, la coronavirus serait dû à un virus issu de la chauve-souris, transmit au pangolin, puis transmit à l’Homme. Cela est arrivé en Chine, dans un marché de la ville de Wuhan. Que peut déjà nous apprendre ce postulat ?
Tout d’abord, que notre lien avec le vivant est beaucoup plus sensible que l’on ne le pense. Tout est lié, et cela est dû en grande partie au rapprochement entre les villes ou plus généralement les lieux d’habitation humains et les lieux de vie des animaux. Cette proximité est l’un des premiers facteurs de cette crise, est nous apprend que nous sommes plus proches de la faune que l'on ne le pense.
La deuxième leçon est aussi dûe au rapport que nous entretenons avec ce vivant et la biodiversité qui nous entoure. En effet, on sait que le pangolin qui a transmit le virus à l’Homme est l’un des animaux les plus braconnés au monde ; il est recherché pour sa chaire, très appréciée en Asie. C’est par se procesus que le virus covid fût transmit à l’homme. On voit à présent que le braconnage ne reste plus seulement un danger pour les braconnés, mais pour les braconniers aussi (l’Homme).
Enfin, on se rend compte, de plus en plus, que nous sommes tous liés par la mondialisation que l’on ne présente plus. Celle-ci entraîne bon nombre de bienfaits et de confort à nos sociétés occidentales, mais va aussi avec son lots de défauts. Cette crise nous aura appris que lorsqu’une pandémie touche un pays, il ne reste que quelques semaines, voire parfois quelques jours, avant que celle-ci ne frappe les autres pays autour. Tout se répand très vite, dû aux flux de la mondialisation et peut-être le coronavirus à-t’il déjà remis en question les liens marchands que l’on entretient avec les autres pays.
Consommer moins mais mieux
La question qui se pose aussi est celle de notre consommation. Qu’elle soit alimentaire, de biens ou de services, nous nous sommes tous retrouvés confrontés à la sobriété durant la période de confinement. Certaines entreprises ont cessé de fonctionner, d’autres ont été ralenties ; mais dans l’ensemble, les apports en besoins essentiels ont toujours fonctionnés. On a vu une tendance des français à se rapprocher des marchés et producteurs locaux et à se familiariser avec les circuits-courts. Ce type de démarche, visant en premier lieu, à éviter ce qui vient de trop loin et qui pourrait donc avoir plus de chances d’être contaminé, à permis à des secteurs qui prônent le local dans la consommation de se faire connaître et à limiter drastiquement la pollution.
L’apparition d’un minimalisme dans la consommation est aussi ressorti de cette période : consommer moins mais mieux ! Cela peut nous apprendre qu’en cas d’incapacité des systèmes des grandes surfaces à nous fournir, les circuits courts restent la solution la plus efficace et pérenne pour les populations et permet, de surcroît, de soutenir notre économie locale.
Aussi, le fait que les limites liées aux déplacement se soient endurcies, à permis une réduction considérable de la population durant le coronavirus. Apprendre comment et pourquoi nous nous déplaçons comme nous le faisons tous les jours est aujourd’hui nécessaire dans la remise en question globale.
Se donner les moyens près de chez nous
Il nous faut enfin apprendre à donner les moyens nécessaires aux secteurs qui en ont le plus besoin. Nous avons vu ressortir des crises internes profondes pour certaines entreprises ou organisations, qui en disent long sur notre modèle de répartition des richesses.
Prenons l’exemple de l’hôpital publique. L’intérêt est ici porté sur le nombre de chambres disponibles ainsi que l’apport suffisant en matériel médical. Nous pouvons apprendre du coronavirus qu’une relocalisation de la production des masques par exemple est essentielle en cas de crise épidémique majeure ; et qu’il faut donner plus de moyens au personnel soignant pour être apte à répondre à l'afflux de patients. Le pillage de masques international entre les différents pays ainsi que la production française insuffisante tout au long de l’épidémie (que ce soit pour les masques ou pour les tests de dépistage) nous montre les fragilités de notre production qui se trouve être un colosse au pieds d’argiles.
Concernant les entreprises, elles ont montrés pour la plupart, un formidable élan de solidarité. Continuant leur activités avec les conditions et les ressources à leur disposition, pour faire vivre l’économie du pays, elles ont permis à bon nombre d’individus de pouvoir continuer leur activités professionnelles ou même parfois leurs passions et loisirs. Certaines ont tenté d’apprendre de cette crise du coronavirus, et de réformer leur gestion en se tournant vers une politique RSE (Responsabilité Sociale/Sociétale des Entreprises) et d’adopter des modes de gestions plus humains.
Pour en savoir plus surla mise en place d’une politique RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) chez Kapt.
Apprendre d’une crise est toujours plus aisé quand celle-ci est terminée pour de bon. Le coronavirus, nous aura appris que nous sommes tous liés les uns aux autres, mais aussi avec la biodiversité qui nous entoure et que nous continuons de tuer à petit feu. Réformer nos modes de fonctionnement en entreprises, en services publics mais aussi à plus petite échelle sur notre façon de nous nourrir est très important. Cela permet de renforcer les économies locales et l’état d’esprit solidaire qui fait notre force au quotidien. Nous vous laissons avec une réflexion sur les leçons à apprendre du coronavirus de Loïck Roche, directeur général à Grenoble Ecole de Management.